Neocolor II : 5 erreurs à éviter quand on débute
ondine de perettiVous venez d'acheter une boîte de Neocolor II, ou vous en avez depuis un moment sans trop savoir comment les apprivoiser ? 🖍️ C'est l'un des médiums les plus polyvalents et créatif : on peut les utiliser à sec, comme des pastels, ou les activer à l'eau pour une créativité sans limites. Mais c'est aussi un médium qui demande d'être apprivoisé au départ.
Dans ma vidéo Neocolor II : 5 erreurs à éviter, je reviens sur les erreurs les plus fréquentes que j'observe — et que j'ai moi-même fait à mes débuts. Je reprends ici ces cinq points en détail, pour que vous puissiez vous y référer facilement et progresser plus sereinement avec ce médium.
Les erreurs courantes :
- Ne pas appuyer assez fort
- Ne pas vouloir tailler ses Neocolor
- Ne pas adapter son papier à la technique utilisée
- Acheter une palette toute faite plutôt que des couleurs à l'unité
- Les laisser dans un tiroir
👉 Vous pouvez retrouver la démonstration complète en vidéo ici : Neocolor II: 5 erreurs à éviter.
Ne pas appuyer assez fort
Quand on débute avec les Neocolor II, on a souvent le réflexe de les tenir comme un crayon de couleur classique, avec une pression légère. Résultat : le rendu est texturé et on voit le sens du coloriage.
Or l'intérêt principal des Neocolor II, c'est justement leur pouvoir couvrant. C'est un médium crémeux, conçu pour déposer beaucoup de matière. Pour obtenir un aplat lisse, uniforme et vibrant, il faut appuyer fortement, dès le premier passage. Si vous appuyez peu puis repassez plusieurs fois pour compenser, la matière se redépose de façon irrégulière et le rendu reste inégal. Une pression franche dès le départ donne un résultat bien plus homogène.
Or l'intérêt principal des Neocolor II, c'est justement leur pouvoir couvrant. C'est un médium crémeux, conçu pour déposer beaucoup de matière. Pour obtenir un aplat lisse, uniforme et vibrant, il faut appuyer fortement, dès le premier passage. Si vous appuyez peu puis repassez plusieurs fois pour compenser, la matière se redépose de façon irrégulière et le rendu reste inégal. Une pression franche dès le départ donne un résultat bien plus homogène.
Ne pas vouloir tailler ses Neocolor
Comme les Neocolor II sont des pastels et non des crayons en bois, les tailler fait « perdre » de la matière — ce qui donne souvent envie de les garder intacts le plus longtemps possible. C'est une hésitation que je comprends tout à fait, et par laquelle je suis passée aussi.
Le problème, c'est que sans une pointe correctement taillée, il est impossible d'obtenir des traits fins ou de la précision dans les petites zones (un feuillage détaillé, par exemple). Si vous recherchez de la précision, il ne faut donc pas hésiter à tailler. En revanche, si vous travaillez sur de grands aplats sans besoin de finesse, ce n'est pas une obligation.
Le problème, c'est que sans une pointe correctement taillée, il est impossible d'obtenir des traits fins ou de la précision dans les petites zones (un feuillage détaillé, par exemple). Si vous recherchez de la précision, il ne faut donc pas hésiter à tailler. En revanche, si vous travaillez sur de grands aplats sans besoin de finesse, ce n'est pas une obligation.
Mes astuces pour limiter l'usure :
- Gardez les copeaux obtenus en taillant : ils peuvent être réutilisés, notamment humidifiés à l'eau pour créer un jus proche de l'aquarelle.
- Pour les grandes zones, retirez le papier protecteur de l'autre côté du pastel et utilisez toujours le même côté : vous garderez ainsi une pointe fine de l'autre côté, sans avoir à retailler sans arrêt.
- Pour de grands aplats, posez le pastel sur la tranche plutôt que sur la pointe : cela préserve la mine tout en couvrant de grandes surfaces.
Consultez mon article de blog pour découvrir les techniques de bases des Neocolor II.

Ne pas adapter son papier à la technique utilisée
Les Neocolor II peuvent s'utiliser à sec ou à l'eau, et ces deux approches demandent des papiers différents.
Pour les techniques à sec, un papier lisse type bristol (180 g par exemple) permet d'obtenir un rendu très couvrant et homogène. Sur un papier à grain, la même pression laissera apparaître le grain du papier en petites zones blanches — intéressant si vous cherchez un effet texturé, mais frustrant si vous visez un aplat parfaitement lisse.
Pour les techniques à l'eau, c'est l'inverse : le bristol résiste mal à l'eau (et son grammage est souvent trop faible), la couleur y devient irrégulière et sèche de façon inégale. Il faut privilégier un vrai papier aquarelle, autour de 300 g, avec un grain fin de préférence, qui absorbe l'eau uniformément et permet de bien la maîtriser.
En résumé : il n'y a pas de mauvais papier en soi, seulement un papier mal adapté à l'effet recherché.
Pour les techniques à sec, un papier lisse type bristol (180 g par exemple) permet d'obtenir un rendu très couvrant et homogène. Sur un papier à grain, la même pression laissera apparaître le grain du papier en petites zones blanches — intéressant si vous cherchez un effet texturé, mais frustrant si vous visez un aplat parfaitement lisse.
Pour les techniques à l'eau, c'est l'inverse : le bristol résiste mal à l'eau (et son grammage est souvent trop faible), la couleur y devient irrégulière et sèche de façon inégale. Il faut privilégier un vrai papier aquarelle, autour de 300 g, avec un grain fin de préférence, qui absorbe l'eau uniformément et permet de bien la maîtriser.
En résumé : il n'y a pas de mauvais papier en soi, seulement un papier mal adapté à l'effet recherché.
Retrouvez toutes mes recommandations de matériel dans mon article de blog : Tout savoir sur les pastels aquarellables

Acheter une palette toute faite plutôt que des couleurs à l'unité
Quand on débute, on se tourne naturellement vers les petites boîtes de couleurs de base déjà assemblées. C'est pratique, mais ces palettes contiennent souvent des couleurs très vives et très franches, difficiles à harmoniser entre elles pour obtenir des nuances douces.
Je vous conseille plutôt d'acheter les Neocolor II à l'unité (beaucoup de sites et de magasins le proposent) et de composer votre propre sélection d'une dizaine de couleurs, choisies parce qu'elles vous plaisent et qu'elles s'accordent bien ensemble. Le résultat est une palette bien plus subtile, plus personnelle, et surtout que vous aurez envie d'utiliser en entier — plutôt qu'une boîte dont la moitié des couleurs reste inutilisée parce qu'elles ne vous correspondent pas.
Je vous conseille plutôt d'acheter les Neocolor II à l'unité (beaucoup de sites et de magasins le proposent) et de composer votre propre sélection d'une dizaine de couleurs, choisies parce qu'elles vous plaisent et qu'elles s'accordent bien ensemble. Le résultat est une palette bien plus subtile, plus personnelle, et surtout que vous aurez envie d'utiliser en entier — plutôt qu'une boîte dont la moitié des couleurs reste inutilisée parce qu'elles ne vous correspondent pas.
Les laisser dans un tiroir
La dernière erreur n'a rien à voir avec la technique : c'est tout simplement de ne pas s'en servir. C'est un retour que j'ai énormément reçu lors d'un challenge Neocolor proposé à ma communauté sur Instagram — beaucoup avaient des Neocolor II depuis longtemps, mais ne les avaient jamais sortis, faute de savoir par où commencer. Je suis passée par là aussi : les miens sont restés plusieurs années sans être ouverts.
La seule vraie façon de progresser avec ce médium, c'est de le manipuler régulièrement.
La seule vraie façon de progresser avec ce médium, c'est de le manipuler régulièrement.
Le challenge est devenu un mini-cours gratuit qui détaille pas à pas les techniques sèches et les techniques humides. De quoi mettre en pratique tout de suite ce qu'on vient de voir ensemble.

En résumé
Les Neocolor II sont un médium exigeant un peu de pratique, mais incroyablement gratifiant une fois les bons réflexes acquis : appuyer franchement, tailler quand la précision le demande, choisir le bon papier selon la technique, composer sa palette à l'unité, et surtout — les sortir du tiroir !
👉 Vous pouvez retrouver la démonstration complète en vidéo ici : Neocolor II: 5 erreurs à éviter.
Prêt à aller plus loin ?
Si vous voulez dépasser ces cinq erreurs une bonne fois pour toutes et progresser en profondeur, mon cours en ligne complet pour débutants sur les pastels aquarellables vous attend.

FAQ
Faut-il forcément de l'eau pour utiliser les Neocolor II ?
Non. Les Neocolor II s'utilisent très bien à sec, comme des pastels classiques. L'eau est une option en plus, pas une obligation — c'est justement ce qui en fait un médium aussi polyvalent.
Quel est le meilleur papier pour débuter avec les Neocolor II ?
Cela dépend de la technique : un papier bristol lisse pour les rendus couvrants à sec, un papier aquarelle grain fin d'environ 300 g si vous comptez utiliser de l'eau.
Combien de couleurs faut-il pour commencer ?
Une dizaine de couleurs choisies à l'unité suffit largement pour débuter avec une palette harmonieuse, plutôt qu'une grande boîte toute faite.